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dimanche 5 janvier 2014
lundi 21 octobre 2013
A la piscine avec Frédérick Bousquet, non mais à l'eau quoi !
Je suis une ancienne nageuse de compét'. J'aime la piscine et, depuis que ma Crapouille est toute petite, je l'y emmène régulièrement. Il y a quelques semaines, Parole de Mamans m'a proposé une séance de bébés nageurs avec Frédérick Bousquet... Frédérick Bousquet, non mais à l'eau quoi ! Tu penses bien que j'ai dit oui tout de suite.
Ne me remercie pas, c'est cadeau.
Frédérick, si tu ne le connais pas, honte à toi, il est membre de l'équipe de France et champion du monde de natation. Rien que ça. Et donc il est venu à la Piscine de Puteaux encadrer la séance d'une petite dizaine de mamans chanceuses Bébés nageurs chanceux, et pour nous parler des bienfaits de séances régulières à la piscine avec Bébé. Et je crois qu'on a toutes très bien écouté.
La piscine du Palais des Sports de Puteaux est juste magnifique. Elle était sur-équipée pour la séance de bébés nageurs : il y avait un parcours psycho-moteur, un tapis flottant, des toboggans, une île-cabane, des pingouins, des bouées rigolotes, des jouets de toutes les couleurs… Le départ n'était pas donné que ma Crapouille rêvait de plonger tête la première. Enfants comme mamans, on avait tous le sourire aux lèvres : ça a été un joli moment partagé, l'occasion de se détendre, de passer un moment privilégié avec Bébé (et Frédérick). La petite heure de Bébés Nageurs a été des plus agréables. Les Mamans destressaient, les enfants étaient calmes, tout ce beau monde appréciant ce super terrain de jeu des plus complets : l'enfant est libre de ses mouvements et développe en s'amusant tout un pan psychomoteur. La natation, c'est trop génial.
La mise en confiance dans l'eau, je crois qu'on y était. Ma Demoiselle a couru sur le tapis flottant en lançant des signes façon Miss France aux copains dans l'eau, elle a tenté de bronzouiller toute allongée sur un tapis-barque, elle a sauté dans mes bras, elle a collectionné les balles de différentes couleurs et différentes tailles, elle a testé un toboggan, elle a distribué des jouets aux copains, elle a offert quelques battements de jambes alors qu'elle flotouillait à l'aide d'une frite, nous avons joué à s'arroser et elle a arrosé Frédérick, elle a chantonné, elle a ri, un peu, beaucoup, passionnément... elle s'est éclatée.
C'est Huggies qui a équipé tous les popotins de nos bébés de maillots de bain jetables Little Swimmers, et ils ont parfaitement rempli leur mission ce jour-là : même pas ils ont gonflé (à ce propos, ne pense même pas utiliser un maillot de bain jetable en guise de couche classique, ça ne peut pas marcher, ça n'est pas fait pour ça) (et même que ça coulera, pas top pour un maillot de piscine hein), même qu'ils ont tout à fait trouvé leur place sur les petits et grands fessiers (avec 3 tailles de couches, à partir de 3 kg et jusque 18 kg), même que du coup Bébé est libre de ses mouvements, et même qu'il est bien protégé grâce aux barrières anti-fuite. Impec' quoi.
Entre nous, je suis déjà une grande convaincue des maillots de bain jetables Little Swimmers. En tant que belle et rebelle, j'avais voulu tester une autre marque au tout début et ça avait été une cacastrophe, plus jamais. Par contre, ma grande découverte a été le tapis d'hygiène Huggies Little Swimmers. Matelassé et antidérapant, s'il-vous-plaît. Tu l'utilises en matelas de change quand Bébé est tout petit, et en tapis de séchage sur le sol de la cabine quand il est plus grand. Et puis, le tissu est tout doux, sèche très rapidement, se replie dans la pochette imperméable les doigts dans le nez et le tout passe à la machine. Il existe deux versions : une bleue en forme de pingouin, une verte en forme de grenouille. Je ne quitte plus du tout du tout mon mien (elle peut maintenant s'asseoir dans la cabine, le fessier au sec, pour enfiler toute seule son pantalon, si ça c'est pas du luxe !).
Entre nous, je suis déjà une grande convaincue des maillots de bain jetables Little Swimmers. En tant que belle et rebelle, j'avais voulu tester une autre marque au tout début et ça avait été une cacastrophe, plus jamais. Par contre, ma grande découverte a été le tapis d'hygiène Huggies Little Swimmers. Matelassé et antidérapant, s'il-vous-plaît. Tu l'utilises en matelas de change quand Bébé est tout petit, et en tapis de séchage sur le sol de la cabine quand il est plus grand. Et puis, le tissu est tout doux, sèche très rapidement, se replie dans la pochette imperméable les doigts dans le nez et le tout passe à la machine. Il existe deux versions : une bleue en forme de pingouin, une verte en forme de grenouille. Je ne quitte plus du tout du tout mon mien (elle peut maintenant s'asseoir dans la cabine, le fessier au sec, pour enfiler toute seule son pantalon, si ça c'est pas du luxe !).
A la fin de la séance, ma Nana a reçu une médaille de winneuse. Elle demande plus que souvent de la mettre pour se balader, elle est très fière. Et moi aussi. Et je n'oublierai pas cette jolie journée. Frédérick Bousquet est vraiment quelqu'un de très très très accessible, très très très sympathique, très très très disponible (et très très très plutôt pas mal hein). Et parce que ses conseils sont bien utiles, je me permets de les rappeler.
Il ne faut pas hésiter à se rendre régulièrement à la piscine avec son enfant : de cette façon, il découvrira les joies de l'eau et de la piscine, par le jeu, pour lui donner envie d'apprendre à se débrouiller dans ce milieu aquatique. Le mieux est d'être dé-ten-du, parce que le petit bout ressent tout ça : une tasse, de l'eau dans les yeux, pas graaaave, dé-ten-du on a dit. Et parce que la piscine est un lieu convivial, il est bon de partager cette expérience avec de la famille et des amis.
Ah ça oui, Lana et moi étions détendues, on a partagé avec les autres chanceux, et on est motivé à se rendre régulièrement à la piscine... surtout s'il y a Frédérick Bousquet.
Et Toi, tu vas régulièrement à la piscine avec ton petit bout ?
dimanche 20 octobre 2013
"Ye veux pas à bras."
Lana a 22 mois et elle ne parle pas beaucoup.
Elle a bien son petit répertoire composé d'une quarantaine de mots, avec entre autres : l'habituel "Maman" qu'elle a tendance à faire suivre d'un autre "Maman", l'interrogatif "Papa" pour savoir où il est, ce qu'il fait ou quand il revient, les plein d'intérêt "soif", "bavoir", "faim" pour mon estomac-sur-pattes, l'amusant "chhhhhaaat", le timide "bonjour", le magnifique "au revoir", ou l'amoureux "Oui-Oui", "Oui-Oui", et toujours "Oui-Oui",... Elle a aussi son langage codé bien à elle : "Ké" pour crayon, "Gué" pour gâteau, "Ki" pour merci. Elle bute sur des mots : la girafe est un chat, la vache est un chat, l'éléphant est un chat, enfin t'as compris le truc, sauf que, va savoir pourquoi, le singe est bien un singe. Et elle aligne rarement deux mots. Ou presque. Il y a quand même régulièrement le magnifique "Au revoir Pipi !" quand sa Maman sort des toilettes (il a de la chance mon pipi, hein ?). Et puis, c'est vrai qu'il y a eu aussi la fois au parc où ça faisait bien 45 minutes qu'elle jouait avec un gâteau de sable, qu'elle décorait soigneusement de petites branches et de cailloux, et qu'elle m'a annoncé tout en prêtant le pas au mot "Au revoir Maman, cherche Eloa !" et qu'elle est partie. Sans se retourner. La bougresse.
Je t'avoue être une chouille jalouse quand je pense à un tas d'exemples d'enfants de cet âge maitrisant la langue française quasi parfaitement. Je t'avoue être méga frustrée quand je reçois une de ces newsletters non demandées, qui me dit que "Votre enfant a XX mois, il doit savoir faire ça, ça et ça". Je sais bien que c'est du pipeau ce genre de blabla, je sais bien que chaque enfant a son rythme, je sais bien qu'il n'y a pas de compétition entre les bébés, je sais bien que SuperPédiatre ne s'en inquiète pas, et qu'il n'y a pas de raison de s'en inquiéter. Mais en ce moment, Lana et Moi sommes en pleine frustration de ne pas toujours réussir à se comprendre. Manquerait plus que je me roule à terre avec elle.
En vrai, c'est une pipelette pure sang : elle parle énormément, en jouant seule ou avec d'autres enfants, elle commente tout ce qu'elle voit, elle formule même ses envies et demandes. Le flot de syllabes sort de manière hyper fluide, elle appuie le tout de son regard sûr, "Chûre", mais... c'est très loin d'être français. Ça sonne parfois espagnol, parfois chinois, avec une pointe d'italien et d'un-je-ne-sais-quoi martien. Et je ne la comprends pas toujours, et même que je ne la comprends pas souvent. Elle s'énerve un peu, tape du pied parfois, se lance dans un mime ou m'attrape la main pour me mettre ce qu'elle veut sous les yeux. Je lui demande de se calmer, elle me dit : "D'accord" (et c'est trop mignon), je reformule pour elle, et lui demande si c'est ça qu'elle veut : elle me répond "Oui" ou "Non" suivant le résultat. Et puis il y a eu il y a deux semaines...
Ça faisait déjà bien une heure qu'elle marchait sagement à côté de moi, et que même pas ses jolies gambettes s'étaient emmêlées une seule fois. Je lui ai demandé : "Tu veux marcher toute seule ou tu veux à bras ?" Habituellement, elle me répond "Non", appuyé d'un hochement de tête. Mais va te gratter pour savoir "Non" à quoi. Parfois elle accélère le pas et s'arrête net devant moi en se hissant sur la pointe des pieds et en levant les bras bien haut. Et là, elle m'a répondu avec une grande simplicité : "Ye veux pas à bras." Et elle a continué à marcher d'un bon pas. J'étais sur le popotin.
"Ye veux pas à bras" quoi. Une phrase, avec un sujet et un verbe (bon okay, à l'espagnol essayant de parler français, olé !). Une réponse claire, nette et précise à ma question. Un début de vraie communication. Elle était contente. J'étais contente. Ou presque. Ma Crapouille ne veut plus forcément les bras de sa Maman. Et bientôt, elle argumentera l'équivalent de quatre pages, trois paragraphes et deux lignes pourquoi elle ne veut plus de mes bizoux. Finalement, c'est pas plus mal qu'elle ne sache pas encore tout à fait parler français...
(Fichtre, ça ne sait pas ce que ça veut une Maman...)
Ton Loulou a cet âge là parle(ait) bien ou pas ? Tu l'as stimulé ou tu as laissé faire le temps ?
Elle a bien son petit répertoire composé d'une quarantaine de mots, avec entre autres : l'habituel "Maman" qu'elle a tendance à faire suivre d'un autre "Maman", l'interrogatif "Papa" pour savoir où il est, ce qu'il fait ou quand il revient, les plein d'intérêt "soif", "bavoir", "faim" pour mon estomac-sur-pattes, l'amusant "chhhhhaaat", le timide "bonjour", le magnifique "au revoir", ou l'amoureux "Oui-Oui", "Oui-Oui", et toujours "Oui-Oui",... Elle a aussi son langage codé bien à elle : "Ké" pour crayon, "Gué" pour gâteau, "Ki" pour merci. Elle bute sur des mots : la girafe est un chat, la vache est un chat, l'éléphant est un chat, enfin t'as compris le truc, sauf que, va savoir pourquoi, le singe est bien un singe. Et elle aligne rarement deux mots. Ou presque. Il y a quand même régulièrement le magnifique "Au revoir Pipi !" quand sa Maman sort des toilettes (il a de la chance mon pipi, hein ?). Et puis, c'est vrai qu'il y a eu aussi la fois au parc où ça faisait bien 45 minutes qu'elle jouait avec un gâteau de sable, qu'elle décorait soigneusement de petites branches et de cailloux, et qu'elle m'a annoncé tout en prêtant le pas au mot "Au revoir Maman, cherche Eloa !" et qu'elle est partie. Sans se retourner. La bougresse.
Je t'avoue être une chouille jalouse quand je pense à un tas d'exemples d'enfants de cet âge maitrisant la langue française quasi parfaitement. Je t'avoue être méga frustrée quand je reçois une de ces newsletters non demandées, qui me dit que "Votre enfant a XX mois, il doit savoir faire ça, ça et ça". Je sais bien que c'est du pipeau ce genre de blabla, je sais bien que chaque enfant a son rythme, je sais bien qu'il n'y a pas de compétition entre les bébés, je sais bien que SuperPédiatre ne s'en inquiète pas, et qu'il n'y a pas de raison de s'en inquiéter. Mais en ce moment, Lana et Moi sommes en pleine frustration de ne pas toujours réussir à se comprendre. Manquerait plus que je me roule à terre avec elle.
En vrai, c'est une pipelette pure sang : elle parle énormément, en jouant seule ou avec d'autres enfants, elle commente tout ce qu'elle voit, elle formule même ses envies et demandes. Le flot de syllabes sort de manière hyper fluide, elle appuie le tout de son regard sûr, "Chûre", mais... c'est très loin d'être français. Ça sonne parfois espagnol, parfois chinois, avec une pointe d'italien et d'un-je-ne-sais-quoi martien. Et je ne la comprends pas toujours, et même que je ne la comprends pas souvent. Elle s'énerve un peu, tape du pied parfois, se lance dans un mime ou m'attrape la main pour me mettre ce qu'elle veut sous les yeux. Je lui demande de se calmer, elle me dit : "D'accord" (et c'est trop mignon), je reformule pour elle, et lui demande si c'est ça qu'elle veut : elle me répond "Oui" ou "Non" suivant le résultat. Et puis il y a eu il y a deux semaines...
Ça faisait déjà bien une heure qu'elle marchait sagement à côté de moi, et que même pas ses jolies gambettes s'étaient emmêlées une seule fois. Je lui ai demandé : "Tu veux marcher toute seule ou tu veux à bras ?" Habituellement, elle me répond "Non", appuyé d'un hochement de tête. Mais va te gratter pour savoir "Non" à quoi. Parfois elle accélère le pas et s'arrête net devant moi en se hissant sur la pointe des pieds et en levant les bras bien haut. Et là, elle m'a répondu avec une grande simplicité : "Ye veux pas à bras." Et elle a continué à marcher d'un bon pas. J'étais sur le popotin.
"Ye veux pas à bras" quoi. Une phrase, avec un sujet et un verbe (bon okay, à l'espagnol essayant de parler français, olé !). Une réponse claire, nette et précise à ma question. Un début de vraie communication. Elle était contente. J'étais contente. Ou presque. Ma Crapouille ne veut plus forcément les bras de sa Maman. Et bientôt, elle argumentera l'équivalent de quatre pages, trois paragraphes et deux lignes pourquoi elle ne veut plus de mes bizoux. Finalement, c'est pas plus mal qu'elle ne sache pas encore tout à fait parler français...
(Fichtre, ça ne sait pas ce que ça veut une Maman...)
Ton Loulou a cet âge là parle(ait) bien ou pas ? Tu l'as stimulé ou tu as laissé faire le temps ?
mercredi 10 juillet 2013
Combat de boue dans le bac à sable.
Il faisait beau, il faisait chaud, le bac du parc sentait bon le sable chaud. Lana jouait avec ses six nouveaux amis d'une après-midi, elle était la plus petite. Ils étaient tous assis sur le sable, à gratter chaque grain, à transvaser d'un seau à l'autre, à se prêter pelles et râteaux sans un mot plus haut que l'autre. De temps en temps, l'un des sept se levait pour changer de place, jamais bien loin du groupe.
A force de déplacements, le club des sept s'est retrouvé tout près de la descente de toboggan. Ca riait de bon coeur, ça souriait, ça papotait en langage plus ou moins compréhensible pour nos oreilles d'adultes, mais eux se comprenaient visiblement. Et la Maman assise à côté de Moi sur le banc a levé les yeux de son bouquin et a crié :
"Paul ! Tu lui rends sa pelle tout de suite, c'est pas à Toi !"
Les sept ont levé la tête suite au cri de la Maman. Paul, ça faisait bien 10 minutes qu'il utilisait la pelle de Julie, sans que ça ne pose un quelconque problème à la petite fille. Julie s'amusait elle-même avec la pelle d'Emma. Et Emma jouait alors avec un jouet de Léonie, l'un de ces bidules à forme permettant de réaliser des papillons tordus avec du sable mouillé. Sauf que là le sable n'était pas mouillé. Mais Emma, ça la faisait rigoler de faire un trou avec le papillon.
"Mais Maman..."
"C'est pas à Toi, tu la rends tout de suite à la petite fille, sinon tu sors du bac à sable..."
Paul a pleuré. Julie l'a regardé intriguée. Après un énorme soupir, la Maman de Paul s'est levée du banc, elle l'a forcé à rendre la pelle à Julie. Mais Julie n'en voulait pas. Paul l'a lancée à terre. Sa Maman l'a attrapé par le bras et l'a puni à côté du banc.
Le club des sept est devenu le club des six. Il a fallu quelques minutes à nos joyeux creuseurs pour reprendre le cours de leurs activités. Paul boudait de son côté, sa Maman refusait qu'il rejoigne le groupe tant qu'il ne s'excusait pas. Et moi je regardais ma Nana jouer, tendre son seau à Thomas et récupérer le râteau de Rose, tout en me demandant quand et comment intervenir quant à la possession des jouets des uns et des autres tant que le groupe trouve son équilibre. Et l'équilibre était vraiment trouvé, je n'avais pas envie de le casser.
Une bonne vingtaine de minutes qu'ils jouaient ensemble. C'était juste beau à voir. Une Maman est arrivée avec ses deux enfants, l'un six ans, l'autre un an. La Maman installe la plus petite en haut du toboggan, et la fait glisser. Le plus grand monte seul, prend son élan et atterrit à deux doigts du dos d'Emma. Deux passages chacun, trois, quatre... Léonie se lève et monte à son tour sur le toboggan. Son pas est hésitant. Sa montée des marches est déséquilibrée. Elle s'installe tant bien que mal et reste coincée là-haut comme pétrifiée. La Maman des deux nouveaux arrivés attend qu'elle descende pour réinstaller sa propre fille. Et ça a sonné le début du combat de boue.
La Maman de Paul a de nouveau soupiré un grand coup. Avec le soupir, j'ai entendu un poétique "La pétasse...". Elle s'est levée du banc, a marché d'un pas conquérant vers le bac à sable et a directement crié sur l'autre Maman :
"Vous n'êtes qu'une sale égoïste à ne vous occuper que de vos enfants ! Vous voyez bien que ma fille est coincée, vous pourriez l'aider !"
Les petits bouts se sont tous retournés. Lana avait son regard mi-apeuré mi-interrogateur, qui me fait un peu mal au cœur. Et elle n'était pas la seule à ne pas comprendre ce qu'il se passait. J'avais beau retourner la situation dans tous les sens, la raison de l'énervement m'échappait totalement : une maman était en train de reprocher à une inconnue de ne pas s'occuper de sa propre fille. Ca aurait pu s'arrêter là, ça aurait pu s'essouffler très vite, mais l'autre Maman ayant du répondant, ça a dégénéré rapidement :
"C'est votre fille, c'est à vous de vous en occuper, d'ailleurs elle est trop petite pour être seule ici. Et ces gosses-là qui mettent du sable sur le toboggan en jouant, c'est sale... Mais éduquez-les quoi !"
Et puis il y a eu des "Je vais vous en mettre une.", et des "Je suis sincère, je vais vous frapper.", et puis aussi des "Vous allez goûter à mon poing." Mille et une choses ont traversé mon esprit en quelques secondes : très rapidement, le fait que si ma fille avait montré un signe qu'elle voulait monter sur le toboggan, je n'aurais pas hésité à me lever pour l'accompagner. Tout aussi rapidement, que le sable il y en a partout autour du toboggan et à quoi ça sert des vêtements si on ne peut rien faire dedans. Mais surtout surtout, que ma Crapouille assistait à une scène d’engueulade sans queue ni tête entre deux adultes, une scène bourrée de violence gratuite. On leur aurait mis un maillot de bain à ces deux-là et remplacé le sable par de la boue que ça aurait été plus digne d'intérêt.
Je suis allée récupérer mon Bébé alors que ça chauffait sévèrement. Elle était restée assise, une pelle pendouillant dans sa main, et m'a tendu les bras avec un "Maman" terriblement inquiet. Un peu plus loin, je me demandais ce que j'allais lui dire : ce n'est pas vraiment le meilleur exemple pour lui expliquer que les grandes personnes ont toujours raison... Non, j'ai repensé à ces jolies minutes pendant lesquelles les petits bouts agissaient ensemble. Ils sont peut-être petits, mais ils ont de grandes choses à apprendre aux grandes personnes. Alors, je lui ai dit que tout le monde ne peut pas s'entendre avec tout le monde, mais qu'il fallait trouver des solutions pour réussir à cohabiter... comme ce qu'ils ont fait tous les sept avec leurs simples pelles, seaux et râteaux.
Je ne sais pas si j'ai eu raison, je ne sais pas si j'ai bien agi, je ne sais pas si elle a tout compris du haut de ses 18 mois. Mais j'ai eu droit à un bizou avant qu'elle reparte jouer avec Emma. En tout cas, elle a compris le plus important.
mardi 14 mai 2013
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
Elle a 17 mois et marche toujours en donnant l'impression qu'elle peut tomber à tout moment. Mais elle tombe rarement. Elle avance en prenant soin de regarder où elle met les pieds, et en plaçant les bras comme des ailes d'avion. Parfois, elle court.
Au bout de l'aile droite de l'avion, il y a son seau violet à paillettes qu'on a choisi ensemble quelques jours auparavant, elle le laisse se balancer dans tous les sens. Et elle fonce comme ça dans tout le parc. Elle s'arrête parfois pour ramasser quelques cailloux, elle les place consciencieusement dans son seau. Et elle repart, de sa démarche de pingouin. Elle continue sa balade bien souvent dans l'espace toboggan, espace fermé et couvert entièrement de sable.
Cette fois-là, elle a fait le tour entier de l'espace, toujours le seau au bout du bras. Elle a fait le tour deux fois, peut-être trois. Et puis elle a posé simplement son seau. Elle a récupéré du sable en joignant ses deux toutes petites mains, et en prenant soin de bien les refermer avant de tout déverser au-dessus du seau. Elle a répété le geste une deuxième fois, puis s'est levée. Elle a laissé son seau derrière elle, et est partie derrière le toboggan. Très appliquée, elle a ramassé quelques bouts de bois, une dizaine de cailloux et un peu de sable, elle est retournée près de son seau, pour y déposer son trésor. Elle est partie de l'autre côté. Elle me tournait le dos, elle s'est accroupie, et s'est brusquement relevée.
Au bout de l'aile droite de l'avion, il y a son seau violet à paillettes qu'on a choisi ensemble quelques jours auparavant, elle le laisse se balancer dans tous les sens. Et elle fonce comme ça dans tout le parc. Elle s'arrête parfois pour ramasser quelques cailloux, elle les place consciencieusement dans son seau. Et elle repart, de sa démarche de pingouin. Elle continue sa balade bien souvent dans l'espace toboggan, espace fermé et couvert entièrement de sable.
Cette fois-là, elle a fait le tour entier de l'espace, toujours le seau au bout du bras. Elle a fait le tour deux fois, peut-être trois. Et puis elle a posé simplement son seau. Elle a récupéré du sable en joignant ses deux toutes petites mains, et en prenant soin de bien les refermer avant de tout déverser au-dessus du seau. Elle a répété le geste une deuxième fois, puis s'est levée. Elle a laissé son seau derrière elle, et est partie derrière le toboggan. Très appliquée, elle a ramassé quelques bouts de bois, une dizaine de cailloux et un peu de sable, elle est retournée près de son seau, pour y déposer son trésor. Elle est partie de l'autre côté. Elle me tournait le dos, elle s'est accroupie, et s'est brusquement relevée.
Elle marchait vite, comme un pingouin pressé. Ou presque. Un bras faisait l'avion, l'autre était tendu devant elle. Elle venait vers Moi, elle a dit "Ma-man". Je me suis baissée. Elle me l'a tendue. Je l'avais imaginée blanche, ou peut-être jaune. Mais celle qu'elle me tendait n'avait pas une couleur définissable, elle était toute pas belle, toute fatiguée et recroquevillée, il n'en restait plus grand chose. Mais ma fille me l'a offerte, et j'avais envie de le crier au monde entier. Parce que même si sa couleur était indéfinissable, même si elle était toute pas belle, toute fatiguée et recroquevillée, même s'il n'en restait plus grand chose, ça a fait du chaud à mon petit cœur, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Ma fille m'a offert sa première fleur. Notre première fleur.
mardi 23 avril 2013
Si on te tape, tu tapes.
"Nan mais t'as vu ce qui vient de se passer ? Elle l'a poussée alors qu'Emilie ne lui a rien fait et maintenant elle est en train de laisser passer tout le monde devant elle. Elle se laisse marcher sur les pieds. Purée (mot volontairement modifié pour ne pas choquer les plus jeunes). A l'école, ça va mal se passer, elle va passer pour le bouc-émissaire, tous les autres enfants vont en profiter. Il faut qu'elle se défende là... J'ai peur, pour l'école, vraiment j'ai peur."
On a pris l'habitude, depuis que le soleil a décidé que ça n'était pas si mal de pointer le bout de son nez de temps en temps, de goûter au parc et de profiter des jeux. Ce jour-là, Lana avait fait copine-copine avec la petite Emilie, 2 ans et demi, qui lui avait prêté son seau, puis était partie jouer un peu plus loin, au toboggan. La maman d'Emilie était assise à 2-3 mètres de Lana, alors très occupée à vider le parc de ses cailloux. J'étais assise de l'autre côté, surveillant régulièrement ce que ma Crapouille faisait, mais aussi ce que les autres enfants faisaient à mon Bébé. C'est que quelques minutes auparavant, des grands de 5-6 ans lui avaient lancé une belle poignée toute moche de cailloux en pleine face, à quelques centimètres d'elle, sous le regard du père qui n'a absolument rien dit. On est simplement allé jouer plus loin, en informant haut et fort qu"ici, les enfants ne font pas attention". Le père m'a regardée de travers et s'est de nouveau plongé dans son téléphone.
"Tu te rends compte, Emilie rentre à l'école cette année, là dans quelques mois et elle se laisse marcher sur les pieds. Elle va être le souffre-douleur. Moi je sais comment sont les enfants, j'ai travaillé avec eux et j'ai subi ça aussi à l'école. Ils vont lui faire la misère. C'est ce que je pensais. Il faut qu'elle rende les coups. En plus, les enfants d'aujourd'hui sont encore plus durs."
Ses paroles résonnaient dans ma tête. Il y a quelques semaines, j'ai observé Lana avec ce même regard, ces mêmes pensées. Elle s'est violemment fait piquer un jouet qu'elle avait en mains, n'a rien dit et s'est contentée d'en prendre un autre, qu'elle s'est de nouveau fait chiper, elle s'est fait pousser alors qu'elle venait de s'installer sur un cheval à bascule, elle s'est fait taper alors qu'elle passait simplement dans le coin. Un petit garçon un an plus âgé qu'elle, qui avait énormément de mal à canaliser son énergie. Aucune blessure réelle, mais les gestes et les grimaces sur le visage étaient d'une rare violence pour un petit garçon de deux ans. A chaque fois, j'ai laissé Lana réagir, à chaque fois elle a choisi d'aller voir ailleurs si il y était, sans demander son reste. A chaque fois, j'ai demandé au petit garçon pourquoi il tapait, ce qu'il voulait et qu'il fallait demander gentiment s'il voulait quelque chose. La mère ne disait rien. Et j'ai regardé Lana. Je n'arrivais pas à décider si c'était une bonne ou une mauvaise chose qu'elle ne réagisse pas. J'étais si fière qu'elle décide de ne pas rentrer bêtement dans le confit. J'étais si tremblottante à l'idée que plus tard, à l'école, cela se retourne contre elle et qu'elle devienne le bouc-émissaire.
"Emilie, viens voir Maman. Allez viens là, j'ai quelque chose à te dire. Elle sourit, elle est fière d'elle, mais elle ne comprend pas ce qui se passe... Emilie, la petite fille au toboggan n'a pas le droit de te pousser. Elle n'a pas le droit. Si on te pousse, tu pousses. Si on te tape, tu tapes. Encore plus fort. Oui, très fort. Et encore plus si c'est un plus grand que toi ! Parce qu'ils n'ont pas le droit. Tu as compris ?"
"Encore plus fort." C'est ce que me disait le petit garçon dont personne ne voulait dans son groupe quand je travaillais en tant qu'éducatrice sportive. On avait des groupes de 10 à 12 enfants de 4 ans. J'avais 10 enfants adorables, et un collègue voyait ses nerfs fondre au fur et à mesure des séances de sport. Il avait Lui, canaille haute comme 3 pommes, qui tapait tous les autres du groupe, qui lui crachait au visage, qui alignait bêtise sur bêtise et qui ne tenait pas en place. J'ai proposé de le prendre dans mon groupe, je lui ai expliqué les règles du jeu dès le départ : il a le droit de se sentir mal, d'être énervé, mais si ça arrive, il le dit et ne libère pas ses nerfs sur quelqu'un. Ca n'a pas marché. Pas de suite. Mes petits bouts adorables se sont pris quelques coups. Il a même réussi à casser le nez d'un autre enfant. Il a été question de l'exclure totalement des séances. J'ai eu une discussion avec Lui, alors qu'il s'agissait peut-être d'une de ses dernières séances de sport. Il a mis un peu de temps à se dévoiler et d'un coup d'un seul, il m'a dit : "Mon Papa m'a dit "Si on te tape, tu tapes !" alors je tape moi !" J'ai entendu la rage du geste. J'en ai parlé avec sa grand-mère qui l'amenait au sport. Elle a choisi de rester muette et semblait vouloir s'en aller loin, loin, loin. Et alors que je pensais que tout était fini, elle m'a raconté comment l'année dernière le petit garçon rentrait toujours avec des bleus et des blessures de l'école, parce que les autres l'avaient tapé ou poussé, comment le petit garçon racontait que ça n'était pas grave, parce que c'était ses copains, comment le père lui a répété encore et encore, à lui marteler encore et encore, "Si on te tape, tu tapes". Depuis, il tapait. Pour un geste qui l'a involontairement effleuré, pour un regard qu'il jugeait de travers, pour un mot mal choisi, parce qu'il n'obtenait pas ce qu'il voulait, parce que c'était presque devenu sa façon de dire "Hey, je suis là, j'existe !". Et puis on a beaucoup parlé, j'ai réussi à le calmer, il a préféré de plus en plus souvent les explications aux coups. J'ai eu l'écho de sa grand-mère que ma façon de faire ne plaisait pas grandement au père.
Ma Nana rentre à l'école dans un an et demi, peut-être même encore plus tard. Et déjà j'y pense : comment apprendre à son enfant le respect de l'autre, tout en lui expliquant de ne pas se laisser faire. Je ne sais pas trop où je vais, mais je me refuse à ce que le "Si on te tape, tu tapes" ne sorte de ma bouche.
lundi 22 avril 2013
Mickey, c'est mon boss.
Il y a quelques semaines, j'ai reçu un mail pour le moins magique : c'est (presque) Mickey qui me proposait un programme des plus envoûtants et qui m'invitait, avec d'autres blogueurs, à venir écouter ce qu'il avait à raconter. Je suis venue, j'ai vu, il m'a vaincue.
Oui, je dévoile un peu la conclusion en introduction, mais c'est qu'il en faut peu à la petite souris pour me séduire. Le parc d’attractions, je ne compte plus le nombre de fois où j'y suis allée (et du haut de ses 16 mois, Lana y est déjà allée deux fois) ; les films, les dessins animés, je les collectionne et je fais même une pile "pour Lana tout bientôt" ; les jeux vidéo, ils me font rêver ; et puis il y a aussi, les chaines TV, les objets estampillés Disney, les jouets, ... tout un monde féerique.
J'en ai tellement à raconter, et Disney m'a bien ciblée : dès l'entrée, j'ai été obligée de signer un contrat de confidentialité, m'obligeant à fermer ma grande gamelle à propos de la plupart des nouveautés que je verrai dans la pièce à côté. Dur. En plus, des nouveautés, j'en ai vu, plein, des sorties prévues jusqu'en 2014. J'ai vu... Roooooh chuuuuut !
Je me suis installée dans mon siège et j'en ai pris plein les yeux. Entre petit film souvenir d'extraits de dessins animés Disney qui te ramène en enfance en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, quizz à la Qui veut gagner des millions ? mais avec un boitier pour répondre pour chaque blogueur (mais j'ai perdu) (mais ce n'est pas mon dernier mot), dévoilage de nouveautés sériesques, animationnesques et filmesques presque prêtes, un peu moins prêtes, et partage d'un extrait du futur chef d’œuvre encore en très grande partie crayonné entre deux scènes terminées, les étincelles dans les yeux, elles étaient là. Surtout que le dernier extrait, magique, m'a complètement séduite, avec l'impression agréable d'assister à la naissance d'une future pépite.
Bon allez, je t'en montre un peu. Parmi tous les extraits, pour te donner une (toute petite) idée, il y avait ça :
Ca pète un ?! Oh et j'ai joué. J'ai testé le futur jeu Disney sur console (et c'est d'la bombe bébé), Disney Infinity, et même que ça j'ai le droit de t'en parler pleinement. J'ai vu les copains blogueurs poser pour des photos, tout costumés, à la façon de la prochaine série qui s'apprête à pointer le bout de son nez sur les chaines Disney. J'en ai vu d'autres doubler les voix de Jasmine et Aladdin sur un extrait. J'ai regardé un dessinateur Disney donner vie en quelques coups de crayon sur feuille blanche à nos personnages préférés.
J'ai eu la chance de repartir avec un joli paquet (rooooooose) : entre Blu-Ray, goodies et peluche de Winnie qui a aussitôt atterri dans les bras de ma Crapouille, on va pouvoir réviser nos classiques. Encore et encore. Puisque...
Je fais partie du Disney Social Club, et je serai mise au courant des dernières nouveautés en avant-première. C'est le pied (et oui, je sais que t'es jaloux(se)).
(Ca va Mickey, j'en ai pas trop raconté ?)
vendredi 19 avril 2013
Le choix de ses premiers Baby-sitters.
Il y a quelques jours, Mickey m'a envoyé une invitation pour une avant-première d'Iron Man 3, Mercredi 17 Avril. Et même qu'on pouvait venir accompagné d'une personne. J'ai regardé Monsieur, je lui ai demandé s'il était intéressé : "Ah oui" Bien. J'ai regardé Lana, je lui ai demandé ce qu'elle ferait pendant ce temps-là : "Là !" Mouais.
Première fois que Monsieur et Moi avions une sortie prévue à deux rien qu'à deux, de plus d'une heure. Au bout de 17 mois de vie de ma Crapouille, la question se posait pour la première fois : "Qu'est-ce qu'on fait de Lana ?" On a un peu repoussé la question. De temps en temps, on y repensait : "Une Baby-sitter ? Une voisine ? Une connaissance ? Ou tant pis, t'y vas seul(e) et je reste à la maison." Et puis, il ne restait plus que 3 jours pour se décider. J'en ai parlé à une amie, qui en a parlé à l'assistante maternelle de sa fille, qui en a parlé à sa fille... et nous avions une solution Baby-sitting de côté. Mais c'était plus fort que moi : l'idée de laisser mon Bébé pour la première fois, autant d'heures, à quelqu'un que je ne connaissais pas, même si ce quelqu'un était très certainement très bien, et même si c'était de très très loin la solution la plus facile, ça ne passait pas dans ma petite caboche.
"Et mon frère et M-C ?" Tu vois, on habite à un bout de la région parisienne... C'est bon, tu situes ? Et bien, mon frérot et ma presque belle-soeur habitent à l'autre bout de la région parisienne. Et l'avant-première avait lieu à Paris, balle au centre. Et puis, ils n'ont pas d'expérience avec les enfants (il faut un début à tout !), rien ne disait qu'il accepteraient, rien ne disait qu'ils seraient disponibles, rien ne disait qu'ils pourraient me garder ma Crapouille.
J'ai quand même étudié la possibilité : c'est que l'idée que ce soient ces deux-là qui gardent un œil sur le plus précieux de tous mes trésors, me rassurait carrément. Je me suis penchée sur le parcours du combattant à réaliser si on optait pour cette solution. Et après avoir calculé à quelle heure il faudrait partir de chez nous, à quel endroit il serait mieux de déposer Lana (Paris ou chez eux), à quelle heure ils devraient la récupérer, je leur ai téléphoné. En prenant les plus grandes pincettes possibles : "S'ils ne se sentaient pas capables, qu'ils parlent maintenant ou qu'ils se taisent à jamais !"
Et on a recalculé ensemble. Et Frérot et Presque-Belle-Soeur étaient prêts à s'arranger pour partir un peu plus tôt de leur boulot. Ils ont accepté. Je les ai embêtés pendant des heures à leur expliquer tout le tralala que j'avais glissé dans les sacs : des couches de différents modèles, de quoi lui nettoyer les fesses de différents modèles, des jouets, ceux qu'elle préférait, des vêtements de rechange, Poupée, son pyjama, sa couverture, son peigne, son goûter, ses lunettes de soleil et son chapeau, son diner, sa tasse à paille, et aussi comment fonctionne la poussette. Sans oublier de préciser ce que Lana comprenait comme mots, les activités qui pouvaient l'occuper, ce qu'elle avait le droit de manger ou non, ce qu'elle était capable de faire ou non, l'impérativité d'emmener Poupée qu'importe où ils allaient,... J'en ai tant dit, et j'avais l'impression d'en avoir oublié la moitié.
Est venu le jour J. Elle a grimpé les marches de leur immeuble, et ça m'a fait un petit pincement : quand j'en resortirai, ça ne serait pas avec mon Bébé. Elle est entrée dans leur chez eux, et de nouveau l'envie de tout réexpliquer m'a prise. Le temps filait. Le moment de sortir. Chiri s'en est amusé : "Maman stressée dans 2 minutes". Non, mais non. Juste un peu. Un bizou vite fait sur la joue de ma Crapouille, et j'étais derrière la porte. J'ai entendu Lana se mettre à chouiner, puis hurler. J'ai juste espéré que Frérot et Presque Belle-Soeur ne baissent pas directos les bras.
Dans le train, me sont venues des idées bêbêtes : "Minceuh, elle a vu que Lana savait monter les escaliers, mais je ne lui ai pas dit qu'elle ne savait pas les descendre !" Et le téléphone portable était dans mon sac. Dans ma main. Dans mon sac. Nous sommes arrivés au cinéma où avait lieu l'avant-première et on nous a demandé d'éteindre les téléphones portables. Dernière recommandation : "Faut que j'éteigne le portable. Les couches sont dans la pochette blanche de la poche intérieure du sac noir.". Et le film a commencé.
Mickey me ferait la tête au carré si je te parlais du film : ce que j'ai vu doit rester secret jusqu'au 22 Avril, sortie officielle. J'oserai juste un : "Iron Man 3, c'était très très bien, vraiment !" Le film a duré plus de 2 heures. Deux heures pendant lesquelles je n'ai pas stressé, je n'ai pas pensé à mon portable, j'ai pensé à mon Bébé, mais juste un peu. Générique de fin. J'ai rallumé le téléphone : j'avais reçu un message, message qui datait d'avant notre entrée dans la salle : mon Bébé mangeait à ce moment-là. Ca ne m'étonne même pas de mon estomac sur pattes.
De retour chez Frérot et Presque-Belle-Soeur, c'est une Lana qui a couru le plus vite qu'elle pouvait (pas très vite, je te l'accorde) qui m'a accueillie, dans des cris d'excitation et de joie. On a eu droit au visionnage de quelques photos de son après-midi et de sa soirée, et du récit du déshabillage total pour déboutonner les 3 pressions au niveau de la couche, des difficultés à remettre le pantacourt sans bouton qu'il suffisait d'enfiler, des bizoux qui claquent sur la joue, des moutons salués, des jardins du parc de Versailles visités à pieds et à poussette, des "Chhhhhhat" après Plume dans l'appartement, de la tranche entière de brioche engloutie, du chocolat partout partout partout, des regards de chien battu dans la cuisine pour en avoir plus, encore plus. Vu la patate qu'elle affichait, je crois que ma Nana s'est grandement amusée.
Voilà, pour la première fois, j'ai laissé mon Bébé à quelqu'un d'autre pendant plusieurs heures, et ça s'est très très bien passé. Mais c'est parce que j'avais des nounous de choc, qui m'ont rendu ma Crapouille en seul morceau et avec un sourire grand comme ça.
Ton Bébé avait quel âge quand tu l'as laissé à un Baby-sitter pour la première fois ? Comment tu l'as choisi ?
lundi 4 mars 2013
Raiponce.
Je lui ai proposé la musique. Et comme à son habitude, elle a réagi vivement, le sourire aux lèvres, et à grands renforts d'applaudissements. Je me suis approchée du poste, je l'ai mis en route et je suis allée m'asseoir à deux - trois mètres de là. J'avais son peigne et deux élastiques dans la main. Je l'ai appelée, en tapotant ma cuisse de l'autre main.
Elle dansait. Sur du ABBA. Enfin, elle dandinait du popotin, entre deux flexions de jambes. Je lui ai souri. Elle s'est arrêtée, a ri et est venue devant moi. Elle m'a tourné le dos, et a plié les genoux tout en surveillant où atterrissaient ses arrières. Une fois bien installée sur les cuisses bien rembourrées de Maman, elle s'est mise à applaudir en rythme. Au sien de rythme. (Pardon ABBA.) J'ai commencé à lui peigner les cheveux.
Quelques mini-noeuds ont fait résistance. Mais lui peigner les cheveux se révélait être d'une facilité de dingue. Elle continuait à remuer du popotin, à applaudir et à crier de joie, mais en gardant la tête fixe. Même quand je lui ai tiré les cheveux pour que les couettes réalisées soient des couettes dignes de ce nom. J'ai constaté le résultat. La droite était plus haute que la gauche. Alors, j'ai rectifié le tir. Mais la gauche était plus centrée que la droite. Alors...
Et puis, contente de moi, j'ai posé le peigne sur le coffre à jouets, seul meuble accessible à portée de bras. Elle ABBAtait toujours. Et soudainement, elle a tourné la tête vers moi. Ca a duré quelques secondes, elle me regardait avec ses grands yeux bleus, je lui ai bêtement souri. Elle a regardé le sol, à droite et à gauche, elle semblait chercher quelque chose. Elle s'est levée, elle a tourné sur elle-même, et son regard s'est arrêté sur lui. Elle a fait 3-4 pas et a récupéré le peigne. Elle est revenue vers moi, elle a ouvert grand ses bras, et elle m'a offert un gros câlin (ma fayote). Puis, elle s'est laissée glisser sur moi pour s'asseoir, elle m'a attrapé la main droite, elle y a déposé le peigne, et elle s'est remise à applaudir à son rythme.
Ma fille ne perd pas le Nord. Désolée ma poupée, j'aurais beau peigner tes cheveux d'or, on est encore très (très très très très très très très très très très très...) loin de la tignasse de Raiponce.
Mais peut-être que l'année prochaine...
dimanche 3 février 2013
Casting Bébé : 10 minutes sous le feu des projecteurs.
Il y a quelques jours, circulait sur Facebook une annonce de casting, écrite par une marque (ultra-connue) de produits alimentaires pour Bébés. L'annonce précisait que la-dite marque recherchait des vrais consommateurs : oust les comédiens. En plus de ça, les parents devaient être âgés de 28 à 42 ans (oui, c'est étrange, mais soit), et le Bébé devait être âgé de 6 à 18 mois. Il y avait aussi le nombre de sousous à la clef, si on avait la chance d'être choisi : argent versé en contre-partie de 2 à 3 heures de tournage et des droits à l'image TV france et internet pendant 1 an, pour chacun des participants de la famille.
L'annonce, je l'ai vue une première fois. J'ai tilté, et je me suis dit bof. L'annonce, je l'ai vue une deuxième fois, je l'ai relue, et je me suis dit bof. L'annonce, je l'ai revue une énième fois, relayée par un max de blogueuses mamans sur leur mur Facebook, et au bout d'un moment, je me suis dit "Mais pourquoi pas ?". Tu sais qu'il y a peu j'ai fêté mes 29 ans et 12 mois, que ma Crapouille a 14 mois, et quand je ne prépare pas à miamer à mon Bébé avec mon robot qu'il est beau, ce sont souvent des pots de cette marque là auxquels elle a droit. Oui, on correspondait tout à fait. J'ai envoyé un mail au Papa pour lui demander ce qu'il en pensait. Au bout de quelques échanges, on s'est dit que ça ne coûterait pas grand chose de postuler, que l'argent promis, si on était sélectionné, serait bien placé sur le livret de notre Crevette. Alors, je leur ai écrit un petit message à ma sauce, du genre je me suis vantée que ma Crapouille mangeait l'intégralité de ses petits pots sans oublier d'en mettre partout évidemment, et en ajoutant les photos demandées. J'ai omis celles où on voyait qu'elle en avait mis effectivement partout, quand même.
Trois heures après, je recevais une réponse : ils voulaient nous rencontrer. La première étape était franchie. Bon, peut-être bien que tout le monde était accepté, peut-être pas, mais nous on y était. Ou presque. Le mail demandait si on pouvait être disponibles 4 jours plus tard, si on préférait le matin ou l'après-midi, en précisant que le casting durait 10 minutes. J'ai envoyé ma réponse dans la foulée. Le lendemain, je n'ai pas eu de nouvelles. Le sur-lendemain, non plus. J'ai envoyé un nouveau mail pour leur préciser que je ne savais pas où me rendre, ni à quelle heure finalement, et c'est la veille au soir du rendez-vous que j'ai obtenu les informations. Déjà, ça ne sentait plus tout à fait très bon.
Le jour J, c'est parti. Ma Nana, je l'ai habillée en tenue classique : mon jean préféré (enfin, le sien), ma blouse préférée (la sienne), et mon gilet préféré (...). Habillée, mais pas trop, pas olé olé, pas starlette. Parfaite. Tout comme les vêtements de Maman, forcément. J'ai ajouté un petit haut dans le sac à langer (au cas où Bébé se salirait, et ne sachant pas trop ce qui allait nous être demandé). Le rendez-vous était à 12h30. Nous y sommes arrivées à 12h28, grâce au parcours fléché.
Une fois entrées dans le bâtiment, nous avons atterri directement dans une petite salle d'attente où patientaient un Papa, une Maman et une petite puce de 15-16 mois. Je les salue, ils me saluent. Je me pose sur une banquette, enlève le manteau de ma Crapouille et le Monsieur, grand sourire, me dit "Elle est magnifique votre puce !". Je le remercie, et ne sort même pas ma vanne habituelle du "C'est normal, c'est moi qui l'ai faite !". Le stress ? Un tas de feuilles se trouve sur une petite table, à côté d'une affichette "Casting". Un regard à droite, un regard à gauche, personne de l'équipe du Casting dans le coin. Je demande à la famille s'il faut remplir un questionnaire, ils me répondent "Oui", et je me lance. Certaines questions sont étranges : mon nom, prénom, ma taille, la taille de mes vestes, de mes pantalons, le prénom et l'âge de mon Bébé, et différentes autorisations concernant les montants payés si on a la chance d'être sélectionnées. Pendant que je le remplis, une famille quitte la pièce d'à côté et s'en va, et la famille arrivée avant nous est invitée à y entrer. On ne nous adresse pas la parole : j'attends. Il est 12h45 et je ne sais pas si je peux donner à manger à mon Bébé.
On attend 10 minutes, peut-être 12. La famille arrivée avant nous refait son apparition. La dame du Casting appelle ma Nana pour qu'elle la rejoigne. Lana lui donne la main et avance avec elle. Je suis le nouveau duo avec nos manteaux, le manduca et le sac à langer. Dans la nouvelle pièce, il y a un Monsieur du casting, un écran, une caméra, un appareil photo, un canapé sur lequel je suis invitée à poser nos affaires, et une chaise haute sans dossier. La salle est froide. Ni la Dame, ni le Monsieur ne se présentent. On me demande mon nom, on me dit que je ne suis "pas dans le listing". Je commence à expliquer, l'échange de mails, la réponse tardive la veille au soir. La Dame me coupe et parle vite : "Posez ça là, mettez-vous là, placez-la de l'autre côté, je peux enlever l'élastique ?" (alors qu'elle a déjà la main sur mes cheveux). Le casting commence par des photos. Ma Nana est ronchonne, elle est énervée de ne pas avoir siesté depuis ce matin, elle a faim, et toutes ces lumières n'aident pas vraiment au calme. La Dame me pose quelques questions : "Oh quels yeux, le Papa est blond aux yeux bleus ?", je tente un : "Non, il est blond aux yeux verts, c'est le facteur qui a les yeux bleus.", avec le sourire, mais j'ai l'impression qu'elle ne m'écoute pas vraiment. "Asseyez-vous sur la chaise-là."
La chaise, quelle chaise. Une chaise haute, à l'assise dure et transparente, et sans dossier. Tu t'assieds dessus et pouf, elle descend. Le truc idéal avec un Bébé dans les bras. J'aurais préféré le canapé. Je fais comme je peux pour avoir l'air détendu. L'air détendu. Fiiiiou. Elle me dit que je peux mettre un pied sur le repose-pieds, visiblement pour l'air détendu c'est raté. Ma longue tignasse détachée, ma Crapouille commence à tirer sur mes cheveux : et oué, une Maman qui a un élastique dans les cheveux, c'est pas que pour faire joli. La Dame choisit pile ce moment pour demander : "C'est quoi ton nom ?" Silence. Pensant qu'elle parle à ma Nana, j'essaye de libérer mes (précieux) cheveux des mains de ma fille. "Oui, c'est à toi que je demande, c'est quoi ton nom ?" Même pas je sais qui elle est, et je m'aperçois que non seulement elle me tutoie, mais en plus on a commencé à me filmer. Je chope mon Bébé, le place devant moi (tant pis pour les pauvres cheveux perdus dans l'affaire) et répond à la Dame. Même si ça me fait quand même très bizarre qu'elle me tutoie, alors que je ne le connais pas, son nom à elle.
Elle me pose une tonne de questions, elle les aligne, bien souvent sans aucun lien (du moins, visible) les unes avec les autres : elle me redemande même "Le Papa est blond aux yeux bleus ?", je ne sais pas si elle attend juste un oui ou un non, ou ma blagounette de tout à l'heure. J'ai cette impression de ne pas être réellement écoutée, comme si elle me récitait un texte et attendait de mes interventions que je parle et que je m'arrête quand je n'ai juste plus rien à ajouter. Jusqu'au moment où la Dame tend un pot à manger à Lana, et à moi un emballage. Elle me demande ce que j'en pense. Il s'agit de la nouvelle gamme de la marque, je lui précise que la première fois où on a pu la goûter, c'était sur le Salon Baby, mais que je n'ai pas la chance que cette gamme soit vendue dans mon Intermarché. Par contre, quand on va chez mes parents, Lana peut en manger. Silence. Elle me redemande ce que je pense du produit que j'ai en mains. Je regarde l'emballage. Je lui dis que je sais qu'il s'agit des produits frais, sans conservateurs, et que Lana se régale de la version en pot en verre avec la même recette. Elle me répète : "Oui, mais là, c'est la version fraiche.". Silence. Je n'ai rien à ajouter : ah c'est sûr que j'ai été moins bavarde qu'il y a quelques mois, mais je ne vais pas inventer un avis sur un produit que l'on n'a pas goûté. Comme ils l'ont précisé, ils ne cherchent pas des comédiens.
Elle me remercie et nous salue du bout des lèvres. Elle est déjà partie faire autre chose. Je suis sortie de là, un peu paumée, mal à l'aise. J'imaginais déjà ma Nana recalée, (cassée dans sa carrière, humour) à cause des réponses de sa Maman. Mais ça, à la rigueur, je m'en fichais. C'est plus comment les choses se sont passées qui m'ont laissé un goût amer. L'impression d'avoir été juste une famille de plus, suivaaaante. L'impression d'avoir perdu mon temps, et d'avoir fait perdre celui de la Dame : visiblement, notre profil ne les intéressait pas. L'impression de ne pas avoir été à ma place. Tant pis, ce casting aura été une expérience de plus. Je sais maintenant comment cela se passe.
Et non, Lana ne sera pas la prochaine MissBlédina. Ils ne savent pas ce qu'ils ratent.
Et bonne chance aux derniers bébés et familles sélectionnés.
lundi 28 janvier 2013
29 ans et 12 mois.
Tu sais, le 24 janvier, j'ai reçu plein de messages. Des messages arrivés par voie postale, par texto, en face à face, par téléphone, sur Facebook. Des messages courts, des messages longs, des rigolos, des passionnés, des directs, des personnalisés. Des messages sans ponctuation, des avec des tas de points d'exclamation, des illustrés de petits cœurs.
Le 24 janvier, j'ai fêté mes 29 ans et 12 mois. Et ça a été une très
belle journée, encore plus quand j'ai vu tous ces mots. Bon, il a fallu que je rappelle à Chiri l'importante nécessité de la présence d'un gâteau d'anniversaire (finalement, qui a pris place dans le congélateur, et qui y est resté) et j'ai reçu en cadeau de sa part un post-it griffonné "Bon pour...". Il a fait en sorte que ce trentième anniversaire, je ne l'oublie jamais. (Ca sonne coquin ? C'est fait exprès.) Et puis j'ai ri avec mon Popa qui m'a rappelé qu'on fête le jour où j'ai empêché ma Moman de profiter du premier jour des soldes, il y a donc 29 ans et 12 mois. Et là, tu remarques que le premier jour des soldes a changé depuis tout ce (peu de) temps. Et t'en déduis aussi que t'es pas une troisième démarque, mais une première (la classe).
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| A 1 an. Maintenant, tu sais de qui elle tient sa belle gossitude. |
J'en ai fait des choses en 29 ans et 12 mois. J'ai rêvé ma vie d'une tonne de façons différentes, je l'ai dessinée (même si mes vélos ressemblent à des lunettes, et mes lunettes à des vélos), je l'ai rédigée, je l'ai embrassée à plusieurs reprises, et je me suis cassée la figure de nombreuses fois, allant même jusqu'à pleurer comme un Bébé. Heureusement, Lorie et la positive attitude n'est jamais bien loin. Et mon Popa et ma Moman non plus. Et il faut croire que ça m'a plutôt bien réussi... Un Chiri, un Bébé, (un Chat et un Chien,) des projets, comme je les avais rêvés.
Il y a 4 jours, j'ai fêté mes 29 ans et 12 mois. Merci beaucoup pour vos messages sur Facebook, vos mails, vos sms, vos petits cadeaux,... Merci aussi à ceux qui y ont pensé, mais n'ont pas eu le temps de faire un petit coucou. Merci aussi à ceux qui ont zappé, mais qui pensent à moi le reste du temps.
Bon, par contre, il ne faut pas trop m'en demander, je ne serai pas beaucoup plus sage. Après tout, comme une copine me l'a fait remarquer, je n'ai que deux bougies de plus que Lana.
Bon, par contre, il ne faut pas trop m'en demander, je ne serai pas beaucoup plus sage. Après tout, comme une copine me l'a fait remarquer, je n'ai que deux bougies de plus que Lana.
dimanche 13 janvier 2013
Quand Bébé n'est-il plus un Bébé ?
Je me rends compte que je l'utilise de moins en moins, sans y réfléchir. Je pensais que ça allait être difficile, et que j'avais le temps. Et finalement, mon vocabulaire évolue avec ma Crapouille, tout naturellement : le mot "Bébé" disparait petit à petit, laissant place à "Petite fille".
Je me suis posée la question il y a quelques mois. Une ancienne collègue de boulot venait de relever l'une de mes phrases, je devais encore être en train de m'extasier devant la beauté de ma (forcément magnifique) progéniture et elle m'a arrêtée dans mon élan... "Bébé ?!? Mais c'est plus un Bébé ! C'est une petite fille maintenant." Lana avait alors 7 mois. Je l'ai regardée. Elle avait un peu de bave au coin de la bouche, semblait voir ses mains pour la première fois, et tournait encore et encore son pied droit. Et j'étais sûre de moi : si, c'était encore un Bébé. Et tout logiquement, ma collègue m'a demandé : "Dans ce cas, à quel âge elle ne sera plus un Bébé ?" J'ai juste haussé les épaules, et je me suis enfuie.
Et puis, j'ai téléphoné à ma Maman. Elle a eu trois enfants, elle devait forcément connaitre la réponse. "Alors, Moman, quand donc un Bébé n'est plus un Bébé ?" Elle était d'accord avec moi pour dire qu'à 7 mois, ma Crapouille était encore un Bébé. Et puis on a parlé des premiers pas, de la propreté, du langage plus facile à déchiffrer, de l'entrée à la maternelle,... Et finalement on ne savait pas. J'ai choisi qu'un Bébé n'était plus un Bébé quand il entre à l'école maternelle. Oué, histoire de me laisser le temps de digérer le truc, histoire de choisir un repère encore loiiiiiiiiiin dans le temps (tout est relatif).
Je me suis lancée dans quelques recherches. Médicalement parlant, ma Nana ne serait pas un Bébé, mais un nourrisson, et ce, jusqu'à l'âge de 2 ans. Bizarrement, le mot "Nourrisson" résonne plus bébé que le mot "Bébé" à mes oreilles. Peut-être une question d'habitude : "Fais attention au Bébé derrière toi", "T'as vu le Bébé ?",... Dans tous les cas, pour les inconnus croisés dans la rue, ma Crapouille est belle (et re-belle) et bien encore un Bébé.
Ma Nana a maintenant 13 mois, et ça fait quelques jours que le terme "Bébé" apparait de moins en moins dans mon vocabulaire. Je ne m'en suis pas rendue compte de suite. J'ai posté un statut Facebook et c'est après coup que j'ai remarqué l'apparition du "Petite Fille" en début de phrase. Ca m'a fait tout drôle. Pourtant ma Nana ne marche toujours pas, elle n'est pas propre, elle ne parle pas le même langage que moi, et il me reste une bonne année avant l'inscription à la maternelle. Alors, pourquoi ? Aujourd'hui, j'ai passé mon temps à la regarder : elle a vraiment de très longues jambes (c'est peut-être un détail pour vous...), elle a vraiment une tonne d'expressions différentes (une petite comédienne capable de passer du rire aux larmes, mieux que Kate Winslet), elle sait vraiment ce qu'elle veut (elle t'attrape la main, tire ton bras, t'emmène à la cuisine et te montre le placard du haut, là où il y a les gâteaux), elle a vraiment une logique bien pensée (si, essayer de mettre sa petite bottine à l'énorme panard de Maman est une logique bien pensée),... Cette petite fille, c'est moi qui l'ai faite. Et c'est de moins en moins un Bébé...
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| A gauche, un Bébé Fille. A droite, une Fille Bébé. |
Mais faut pas trop abuser quand même. Cette petite fille, elle a beau grandir, je crois qu'au fond de moi, elle restera toujours mon Bébé.
Pour toi, à partir de quel âge un Bébé n'est-il plus un Bébé ?
jeudi 10 janvier 2013
Le retour du "Chhhhhhat !".
"Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !". Et c'était reparti pour un tour. Ca faisait tellement plaisir à voir.
Hier soir, nous sommes allés à la Clinique Vétérinaire pour récupérer Wifi. Nous ne sommes pas passés par la salle d'attente, nous sommes directement allés du côté du service de garde. Et je crois que ça m'a fait du bien de ne pas avoir à affronter de nouveau cette salle. Je n'ai même pas pleuré. J'avais juste un peu d'eau au bord des yeux, mais de la bonne eau : celle qui arrive tellement on est heureux à la simple pensée de retrouver un être cher, pas vu depuis longtemps.
Et puis, la vétérinaire est revenue dans la pièce, cage de transport à la main. Dès qu'elle a aperçu notre petit chat, mon Bébé s'est mise à agiter les bras de haut en bas, de bas en haut. Elle s'est tournée vers moi, m'a fait un grand sourire qui montrait toutes ses dents, la bonne douzaine, et s'est de nouveau tournée vers Wifi. Elle gesticulait dans tous les sens, voulait descendre des genoux de son Papa, et agitait encore et encore les bras. "Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !". Elle lui a fait un long coucou, accompagné du sourire énorme qu'on lui connait. "Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !" Je ne sais pas s'il lui a manqué, si même elle s'est rendu compte qu'il manquait quelqu'un à la maison, mais elle était définitivement ravie de le revoir.
A suivi un long entretien pendant lequel la vétérinaire nous a expliqués son traitement à moyen terme, l'alimentation spécifique à vie, comment vider la vessie si besoin, les contrôles nécessaires à faire pendant plusieurs jours, des informations bien techniques, mais importantes : elle l'a avoué concrètement, Wifi revient de loin, de très loin. Il est même épatant de voir à quel point il va "presque" bien, quand on sait jusqu'où il est tombé. Elle nous a raconté aussi comment il a fait son charmeur ces 5 jours à la Clinique, comment il s'est retrouvé sous les caresses de toutes les vétérinaires, infirmières, docteur et secrétaires travaillant sur place, comment il a joué du ronron qu'il est bon. Ca c'est sûr, c'est bien mon Chat.
L'entretien a été un peu long pour ma Crapouille. Un peu long et un peu tard. Ma Nana pleurait de fatigue. On a mis tout ce beau monde à l'arrière de la voiture. Et tout ce beau monde a discuté un peu : "Miiiiaaaouuu !", "Wouuaah !", "Miiiiiiiiiiaaaaaouu !", "Adah !", "Miiiaouu !", ... Je ne sais pas ce qu'ils se racontaient dans leur langage bien à eux. Tout juste rentrés à la maison, mon Bébé a fait un dernier au revoir en direction de la cage et je l'ai emmenée au dodo. Diego, notre basset-hound, s'est chargé des bizoux pour notre petit poilu. Et je t'avoue que, pour lui aussi, je me demande s'il est rendu compte de l'absence de Wifi, mais il était fichtrement heureux de le revoir et le faisait savoir à coups de bizoux baveux.
Ce matin, je suis allée chercher ma Crapouille. On a fait notre bonjour du matin, notre petite danse du matin, notre bizou du matin, notre câlin du matin, (oui, on a un rituel du matin bien précis) et alors que je l'avais dans les bras, que je la serrais très fort, elle a pointé du doigt la porte fermée de sa chambre. Et elle m'a dit "Chhhhhhat !". En une fois. Comme si elle s'était entrainée un petit moment, comme s'il était important qu'elle réussisse à me le dire du premier coup.
Oui ma Nana, il est là, pas encore totalement guéri, mais on fera tout pour qu'il le soit. Ton "Chhhhhhat !".
dimanche 6 janvier 2013
"Chhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhhat !"
"Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !". Elle me souriait, et le montrait du doigt. "Chhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhhhhat !". Elle me redonnait le sourire, entre deux larmes.
Deuxième fois en une semaine que nous patientions dans la salle d'attente de la clinique vétérinaire. La première fois, c'était avec beaucoup d'angoisse. La deuxième fois, c'était avec énormément d'angoisse. Tellement, que j'ai craqué en saluant la dame de l'accueil : "Bonjour... On est venu la semaine dernière avec Wifi, notre chat, les vétérinaires ont diagnostiqué une grosse infection urinaire. J'ai appelé 4 fois cette semaine parce que, malgré le traitement, il n'allait pas mieux, et on m'a dit que c'était normal et d'attendre. Ce matin, il y avait des flaques de sang partout dans la maison..." Mes nerfs ont lâché, les larmes coulaient. La dame m'a demandé : "Vraiment du sang ou... ?" Je ne sais pas ce que c'est du "pas vraiment du sang". Je lui ai répondu : "Oui, du vrai sang. Des flaques. Partout." Elle m'a invitée à aller m'asseoir dans la salle d'attente. Visiblement, ce n'était pas une urgence pour elle, et mon petit chat pouvait bien attendre encore un peu. 30 minutes. 30 longues minutes.
Ma Crapouille, dans les bras de son Papa, me faisait de grands sourires. Et c'est là qu'elle a commencé à s'amuser à répéter encore et encore "Chhhhhhhhat !" en montrant du doigt la cage de transport de mon poilu. Ca m'a fait s'envoler mes larmes. Ca m'a fait sourire. Et même un peu rire. A la maison, il arrive souvent qu'elle le voit et 4 patte à très grande vitesse dans sa direction en se marrant. Mon matou attend toujours qu'elle soit à 1 mètre de lui pour s'enfuir. Et ma Nana d'agiter les bras dans tous les sens en riant. "Chhhhhhhhat !". Depuis peu, elle arrivait à le caresser de longues minutes, avec la mise en place de toute une technique : Crapouille dans les bras de Maman, Maman qui répète que "le chat, il faut le caresser doucement", Maman qui caresse doucement le chat, et Bébé qui est approché doucement. Mon matou restait alors allongé. Mon Bébé le tapotait délicatement. Parfois même il se mettait à ronronner. Et les deux étaient contents.
Et puis est venu "le tour de Wifi". Mes premières larmes étaient séchées, et de nouvelles ont pris le relai. J'ai expliqué au vétérinaire, les flaques et les gouttes de pipis partout, les fuites en continu, la galère des comprimés à donner, les trous dans les doigts, l'état de santé qui ne s'améliore pas, le traitement qui ne fait rien, mes coups de téléphone, mon poilu jaune couvert d'urine, le ménage constant, mon chat qui ne mange pas depuis une semaine, qui ne boit que dans la gamelle du chien, et tout le sang du matin même. Elle l'a observé juste deux minutes. Et j'ai vu qu'elle était un peu paumée. Du sang suite à une infection urinaire, c'est normal ; du sang autant concentré, ça ne l'est pas. Il pourrait y avoir quelque chose de plus grave derrière. Mon poilu est en observation constante, à la clinique, depuis hier.
On est rentré. Sans Wifi. Et ma Nana, de me répéter "Chhhhhhat !" en me regardant. Et alors qu'on s'amusait dans ma chambre, elle montrait du doigt ma table de chevet avec détermination. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait. Elle a appuyé son pointement de doigt, en l'accompagnant d'un "Da !" (donne). Et c'est pas faute de lui apprendre le "s'il-te-plaît" hein. Je lui ai donné ce qu'elle pointait, elle l'a attrapé avec plein d'enthousiasme, l'a câliné, l'a tourné dans tous les sens, l'a tapoté et caressé, en répétant "Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !". Mon chat noir et blanc en peluche a eu la chance d'être dorloté par les mains de mon Bébé.
Allez mon Bébé, un peu de patience, et c'est à Wifi que tu diras de nouveau tous ces mots doux et que tu donneras toutes ces caresses. Et Maman aussi. A ton "Chhhhhh...", "Chhhhhhhh...", "Chhhhhh...", "Chhhhhhat !".
lundi 10 décembre 2012
La magie des étincelles.
Samedi, j'ai eu des étincelles plein les yeux. Il faut dire qu'il y en avait plein dehors, mais ce ne sont pas elles qui m'ont fait rêver.
Il a suffi de deux copines, d'une idée lumineuse, de se rendre aux Grands Magasins parisiens, de sacrés coups de main, d'une copine qui slalomait avec ma poussette vide, d'une autre qui bloquait les gens au cas où, de trouver une petite place devant la première vitrine, et la magie a commencé. J'ai déposé mon Bébé sur la première estrade, elle s'est agrippée à la rambarde, a regardé son voisin de droite, a dévisagé sa voisine de gauche, et s'est arrêtée sur la vitrine de Noël. Et je me suis arrêtée sur Elle. Elle ne voyait pas tout, mais ce qu'elle apercevait suffisait à lui donner les sourires, un sourire sur les lèvres, mais aussi dans les yeux. Elle s'est retournée, a regardé ma copinette, m'a regardée, le visage figé entre la surprise et la joie, et a regardé de nouveau la vitrine. Et je la regardais toujours.
Nous sommes passées de vitrine en vitrine. Et je me rends compte que je ne me souviens pas très bien de ce qu'elles contenaient, et encore moins des mises en scène : je me souviens... des poupées au regard méchant (alors que ça ne devrait pas être le cas) (je crois), de robes rouges, et de patin sur glace. Et aussi du plafond couvert de lumières, et de trucs qui brillaient. Je me souviens surtout de chacune des réactions de ma Crapouille, de ses sourires aux autres enfants présents, de ses sourires à mes copinettes et moi, de ses yeux tout ronds à la découverte de chaque vitrine, de sa main qui pointait un ou deux éléments animés, de ces étincelles dont je t'ai parlé. Ma Nana était heureuse.
Il y avait énormément de foule, les gens étaient énervés et tout raisonnement raisonné semblait ne pas avoir forcément sa place (comme conseiller à son enfant de pousser les autres, juste pour le bonheur de traverser l'estrade). Mais j'étais occupée à l'observer, Elle. Ca m'a fait penser à mon Papa qui racontait que son seul bonheur d'aller à un match de foot, c'était de regarder les visages des spectateurs absorbés par ce qu'ils regardaient. Sauf que la spectatrice était ma fille à moi. Et que les vitrines me plaisaient énormément. Mais ça, c'était peut-être avant, avant que je ne trouve encore plus passionnant. Voir la magie à travers les yeux d'un enfant. Mon enfant. J'étais heureuse.
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| Source : La voix du peuple. Ben oui, j'étais tellement absorbée que je n'ai pas pris de photo. |
Des étincelles, il y en avait plein dehors, et elle a tout aspiré avec ses regards curieux. Des étincelles, il y en avait plein dans ses yeux, et j'ai tout aspiré avec mes regards aimants.
vendredi 7 décembre 2012
J'ai pas l'temps...
Mon esprit glisse ailleurs. Note la référence musicale. Et j'aurais pu faire mieux. Si si. Et c'est le temps qui, et c'est le temps qui, et c'est le temps qui court. Tu auras compris où je voulais en venir. Non seulement, j'ai des références musicales (plus que) douteuses (mais ça tu le savais déjà), mais en plus je n'arrive plus à contrôler ce temps qui me file entre les doigts.
Au début, j'avais l'impression de réussir à tout gérer, sans problème, normalement. Mon emploi du temps s'organisait entre l'entretien de ma petite maison (minimal, je te l'avoue), mon Bébé, mon boulot et mon temps libre en grande partie occupé par mon Blogounet. Et je m'en sortais sans même y réfléchir. A peu près.
Oh, j'en ai rencontré des mamans qui me demandaient, les yeux tout ronds : "Mais comment donc tu fais pour travailler à la maison ?", tout en me précisant que pendant les quelques journées passées à la maison avec leur Bébé, elles ne trouvaient pas le temps de faire quoique ce soit pour elles. Euh, ben "Normal quoi". Je ne comprenais pas. (Et oui oui, j'ai fait volontairement abstraction des quelques "Tu restes à la maison, trop le bon plan pour gagner des sous sans rien faire".)
Mon boulot n'est pas des plus exceptionnels, mais demande pas mal de concentration : je suis relectrice d'enquêtes mystères. Je relis les chefs d’œuvre rédactionnels des enquêteurs allés sur le terrain, pour voir si tout est propre, tout est bon, tout est gentil, et qui ont rempli un questionnaire pour dire si tout est propre, tout est bon, tout est gentil, mais qui ne le font pas toujours dans un français très correct ("Le manger été bon", ça ne passe pas, je t'assure). Je corrige les fautes d'orthographe, reformule ce qui a besoin d'être reformulé, et vérifie que ce qu'ils racontent dans un commentaire libre correspond à ce qu'ils ont coché dans le questionnaire. Et plus je bosse, plus je gagne des sous : travailler plus pour gagner plus. Ce n'est pas le boulot de mes rêves, avec la paye de mes rêves, mais il a pour avantages de me permettre de travailler (presque) quand je veux, de m'occuper de ma Crapouille et de remplir un (tout petit) peu le porte-monnaie.
Je cale mes heures de boulot pendant les siestes de ma Nana. Ou tard le soir. Il est quand même difficile de bosser avec un Bébé qui crapahute partout et qui grimpe sur tout. Et je ne sais pas si c'est le fait que mon Bébé fasse des siestes plus courtes, si c'est le cumul des réflexions des autres mamans qui m'a fait chauffer le neurone, si c'est la météo maussade qui a mis un sale coup dans mon engrenage pourtant bien huilé, mais même si je cours dans tous les sens, mon rythme s'est carrément cassé la figure.
Oh, j'en ai rencontré des mamans qui me demandaient, les yeux tout ronds : "Mais comment donc tu fais pour travailler à la maison ?", tout en me précisant que pendant les quelques journées passées à la maison avec leur Bébé, elles ne trouvaient pas le temps de faire quoique ce soit pour elles. Euh, ben "Normal quoi". Je ne comprenais pas. (Et oui oui, j'ai fait volontairement abstraction des quelques "Tu restes à la maison, trop le bon plan pour gagner des sous sans rien faire".)
Mon boulot n'est pas des plus exceptionnels, mais demande pas mal de concentration : je suis relectrice d'enquêtes mystères. Je relis les chefs d’œuvre rédactionnels des enquêteurs allés sur le terrain, pour voir si tout est propre, tout est bon, tout est gentil, et qui ont rempli un questionnaire pour dire si tout est propre, tout est bon, tout est gentil, mais qui ne le font pas toujours dans un français très correct ("Le manger été bon", ça ne passe pas, je t'assure). Je corrige les fautes d'orthographe, reformule ce qui a besoin d'être reformulé, et vérifie que ce qu'ils racontent dans un commentaire libre correspond à ce qu'ils ont coché dans le questionnaire. Et plus je bosse, plus je gagne des sous : travailler plus pour gagner plus. Ce n'est pas le boulot de mes rêves, avec la paye de mes rêves, mais il a pour avantages de me permettre de travailler (presque) quand je veux, de m'occuper de ma Crapouille et de remplir un (tout petit) peu le porte-monnaie.
Je cale mes heures de boulot pendant les siestes de ma Nana. Ou tard le soir. Il est quand même difficile de bosser avec un Bébé qui crapahute partout et qui grimpe sur tout. Et je ne sais pas si c'est le fait que mon Bébé fasse des siestes plus courtes, si c'est le cumul des réflexions des autres mamans qui m'a fait chauffer le neurone, si c'est la météo maussade qui a mis un sale coup dans mon engrenage pourtant bien huilé, mais même si je cours dans tous les sens, mon rythme s'est carrément cassé la figure.
Je t'avoue que la grande remise en question a dû aussi y être pour quelque chose. Au début du mois dernier, j'ai appris le décès d'une ancienne collègue, avec qui j'ai bossé 4 années. Ce n'était pas le grand amour, mais ça m'a mis un grand coup au moral. 30 ans, Maman d'un petit bout de 2 ans. Depuis un mois, j'y pense et j'y repense. Mon envie de profiter encore plus à fond de mon bébé s'est multipliquement multipliée. Câliner le moment présent est devenu une obsession. Embrasser ce qu'on se construit chaque minute...
Les
poils de chien s'accumulent plus qu'avant (à moins que ce soit Diego
qui soit en pleine mue) (elle dure des mois la mue alors) et ma Cracra-pouille ne trouve rien de mieux que
de les ramasser et de me les offrir d'un "Tchien !" qui veut dire ce qu'il veut bien dire. Trop bien pour son immunité hein.
Je galère à cumuler les heures de boulot : 20 minutes par ci, 30 minutes
par là, l'addition monte doucement. Mes billets de Blog ne sont plus préparés avec autant d'avance. Et tu as même certainement remarqué la publication inexistante de ces derniers jours. Mais une chose n'a pas changé : je profite pleinement de la chance de pouvoir rester à la maison avec ma Nana, je joue avec Elle quand elle est en demande, et je l'emmène à droite à gauche à des temps d'activité (hier, nous sommes allées nous amuser à la PMI et c'était encore bien chouette), je réponds à ses (rares) demandes de câlin,... Et dans tout ça, je ne m'oublie pas, ne t'inquiète pas.
Alors tant pis si la maison est un peu sale, tant pis si Blogounet ne se voit pas grandir de son petit billet du jour, tant pis si je repousse le travail fort tard le soir (parce que même si l'argent ne fait pas le bonheur, il y contribue fortement... et je ne peux pas me permettre de passer à côté). En ce moment, je cours dans tous les sens pour réussir, au mieux, tout
ce que je veux faire. "Au mieux", c'est le maximum que je peux. Tant pis si tout n'est pas parfait comme je le voudrais, mais je garde en tête ma priorité... Profiter de chaque moment de bonheur qui m'est offert.Une super idée d'organisation à me conseiller pour m'aider à gérer mieux mes journées ?
vendredi 30 novembre 2012
SuperPédiatre est un SuperBlagueur.
Un rendez-vous avec SuperPédiatre, c'est quelque chose. Et dès la première rencontre, il avait donné le ton. SuperPédiatre est un SuperBlagueur.
Oui, dès le premier rendez-vous, il a dévoilé son côté SuperBlagueur. On était un peu stressés, parce que notre Crapouille n'allait pas bien, on était arrivé là un peu par hasard après un rendez-vous avec un médecin généraliste qui ne nous avait pas bien avancés. J'ai déposé Lana sur la table à côté du grand aquarium. Et je l'ai vu la regarder sous toutes les coutures. Il m'a semblé hésiter. C'est que ma Crapouille, je ne l'avais pas habillée "pour aller chez le Pédiatre". Comme quelques jours auparavant, mon médecin généraliste m'avait ordonné de la déshabiller, j'ai osé un...
"Vous voulez que je la déshabille ?"
"Non c'est bon, j'ai ce qu'il faut." qu'il m'a répondu du tac-au-tac.
Il a joint le geste à la parole, a ouvert un tiroir sous la table, en a
sorti une paire de ciseaux, et les a approchées des vêtements de mon
Bébé. C'est qu'il a de l'humour SuperPédiatre. Et même pas lui-même a souri de sa Blagounette.
Et ça a été comme ça à chaque consultation.Chacune a eu son petit lot de blagounettes : quand elle a arrosé son 9ème mois en me faisant pipi dessus et que j'aurais dû la presser contre moi pour ne pas salir son beau carrelage, par exemple. Et SuperPédiatre ne lâchait pas un sourire, ou alors un tout petit.
Et puis hier, je me suis rendue à la consultation du 12ème mois. Dès les premières minutes, il a déclamé à mon Bébé un :
"Et bien dis donc, tu es de plus en plus jolie toi !".
Oh que non, ça ce n'était pas une blague, ça c'était la vérité vraie : la preuve, il lui souriait (si ça, ce n'est pas de la preuve hein !).
"Et bien dis donc, tu es de plus en plus jolie toi !".
Oh que non, ça ce n'était pas une blague, ça c'était la vérité vraie : la preuve, il lui souriait (si ça, ce n'est pas de la preuve hein !).
Je lui ai demandé de regarder ses pieds : mon Bébé a un petit défaut de construction, les ongles de ses petits orteils poussent à l'envers. Il les a attrapés, les a manipulés, les a observés, a vérifié les autres orteils et m'a sorti un :
"Ca, c'est parce que Maman ne s'est pas assez concentrée pendant la grossesse ! Elle ne s'est pas assez concentrée sur les ongles des petits orteils !", toujours très sérieux.
Mais directement, je lui ai répondu un :
"Mais ça valait le coup de se concentrer plutôt sur le reste !".
Et là il a souri. Un sourire quoi.
"Ca, c'est parce que Maman ne s'est pas assez concentrée pendant la grossesse ! Elle ne s'est pas assez concentrée sur les ongles des petits orteils !", toujours très sérieux.
Mais directement, je lui ai répondu un :
"Mais ça valait le coup de se concentrer plutôt sur le reste !".
Et là il a souri. Un sourire quoi.
Mon Bébé a aussi un peu (beaucoup) la peau sèche en ce moment, il a parlé d'une crème à appliquer. Et puis est venu le moment de la mesurer. J'ai toujours peur d'appuyer sur son genou. Il me donne la mesure et part aussitôt à son bureau le noter sur le carnet de santé de ma Crapouille. Il revient, toujours toujours sérieux, et me dit :
"Pensez aussi aux bains moins chauds. Par moins chauds, je parle de 33-34°. Les bains à 37° n'aident pas les peaux sèches. Et visiblement ça fait rétrécir aussi...".
La mesure trouvée chez le pédiatre est de 76,5 cm, alors que le mois dernier la dame de la PMI avait noté 77 cm. Je lui ai répondu que dans ce cas c'était peut-être plutôt la lessive que je devrais changer. Sourire.
"Pensez aussi aux bains moins chauds. Par moins chauds, je parle de 33-34°. Les bains à 37° n'aident pas les peaux sèches. Et visiblement ça fait rétrécir aussi...".
La mesure trouvée chez le pédiatre est de 76,5 cm, alors que le mois dernier la dame de la PMI avait noté 77 cm. Je lui ai répondu que dans ce cas c'était peut-être plutôt la lessive que je devrais changer. Sourire.
Je commence à le connaitre mon SuperPédiatre. Il y a un coup à prendre, il n'y a pas de mode d'emploi. Mais pour l'instant, on n'a pas de raison d'en changer. Notre SuperPédiatre, il est super.
Et toi, comment ça se passe ? Un SuperPédiatre livré avec option blagounettes ?
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